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Villes et voyages

Cette île située au large de la côte Est Africaine n’est pas une destination de voyage très connue.
Au milieu de l'océan, entre le Mozambique et Madagascar et entourée de récifs coralliens, se trouve la plus ancienne des îles volcaniques des Comores, Mayotte. Jadis un important centre de négoce et le fief des pirates, l'île a été colonisée par des marins et des esclaves et, grâce à ses magnifiques lagons et sa vie marine diversifiée, elle reste le secret bien gardé des plongeurs. Si vous recherchez le calme et la tranquillité sous les palmiers, les plages de sable blanc désertes et les lagons azurés, alors cet endroit est fait pour vous. Avec ses paysages naturels, Mayotte est vraiment un paradis sur Terre.
Depuis 2014, le cinquième département français d'outre-mer est officiellement reconnu comme une partie de l'UE.
En raison de sa position géographique, cette île éloignée revêt depuis longtemps une importance stratégique.
Enfin, des vacances ! Quatre semaines de répit. Alors, pourquoi ne pas partir loin, très loin ? Assez spontanément et sans trop de préparation, j'ai fait mes valises, saisi mon appareil photo et pris la route pour rejoindre un vieil ami parisien. Je ne connaissais pas vraiment l'île et, avant de partir, je me suis donné pour mission d'en découvrir davantage sur le pays et ses habitants, mais surtout sur la manière dont les différents groupes ethniques vivent en harmonie, en référence à l'une de mes précédentes lectures sur le sujet.

Le voyage
L'avion est le moyen le plus rapide de se rendre sur l’île, depuis Nairobi ou via la Réunion et Madagascar. Lors de notre descente vers l'île voisine nommée « Petite Terre », j'ai risqué un coup d'œil en contre bas. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé à quel point ce coin de terre était minuscule au milieu de ce vaste océan azur sur lequel l'avion s'apprêtait à atterrir. C'est un sacré défi, même pour les pilotes les plus chevronnés. Les plus gros avions sont dans l'incapacité d'atterrir sur l'île. Après l'atterrissage en toute sécurité, nous avons pris un ferry en direction de l’île voisine, la « Grande Terre », et sa capitale Mamoudzou. Là-bas, nous avons emprunté un taxi collectif le long des routes sinueuses vers la jungle montagneuse au cœur de l'île, de Combani vers le village reculé de Tsingoni, où je devais passer quatre semaines avec mon ami et sa famille de cinq.

Les enfants oubliés de France

Sur la route vers le village, le nombre d’enfants que nous avons rencontrés sur l’île m'a particulièrement frappé. Il y en avait partout, à perte de vue. Plus des deux tiers de la population ont moins de 20 ans. Les enfants arrivent en masse sur les plages de Mayotte, après avoir été embarqués par leurs parents sur les bateaux, dans l'espoir d'un avenir meilleur. Le taux de chômage des jeunes est lui aussi très étonnant, car l’afflux de réfugiés sature les emplois.

Les femmes de Mayotte

Une autre chose frappante sur l'île, ce sont les femmes comoriennes affublées de leur « shiromani » coloré, une sorte de robe portefeuille traditionnelle, qui donne à l'île un teint éclatant. Les femmes de Mayotte sont connues pour leur beauté et leur grâce, mais aussi pour leur intelligence. Elles occupent une position particulière au sein de la culture tribale, toujours d'actualité. Cette île abrite l’une des dernières matriarchies du monde. Par exemple, la maison familiale appartient ici à la femme, dotée d'une grande indépendance et autonomie. Il est vraiment fascinant de constater l'absence de conflit entre cette tradition et les croyances de la population, majoritairement musulmane.

Des voleurs au crépuscule
Les makis, faisant partie de la famille des lémuriens, sont tout sauf timides. Ils errent partout sur l'île. Tous les soirs, peu avant le crépuscule, ils se rassemblent sur les toits et les mâts électriques, forment de petits groupes et se mettent à voler dans les villages.
Les vendredis après le Maghrib, la prière du soir collective, des gens vêtus de robes jaillissent des nombreuses mosquées et arpentent les rues. Cet endroit s'anime de toute part. Les gens s'arrêtent pour saluer, pour bavarder… On a le sentiment que les Mahorais vivent en harmonie avec la nature, et c'est aussi ce que j'ai ressenti avec ma famille d'accueil. Tôt chaque matin, peu avant l’aube et le son indéniable de l’appel à la prière, le chant du coq voisin sonnait l'heure de mon réveil.

Ilot de Sable Blanc - Des plages de sable blanc et des lagons bleus

L'île de sable blanc ne peut être vue et visitée que quelques heures par jour à marée basse, où elle est accessible par bateau. Au fur et à mesure que la marée monte, la plage de sable blanc disparaît progressivement sous la mer, un phénomène qui m'a profondément impressionné et dont je me souviens particulièrement.

Le choix du matériel
Avant de partir pour mon aventure de quatre semaines, j’ai eu l’occasion de discuter avec Olympus et de tester l’OM-D E-M10 Mark II et quelques-uns des objectifs de la série Olympus PRO, y compris le M.Zuiko Digital ED 40- 150mm F2.8 PRO avec un téléconvertisseur M.Zuiko Digital 1,4 x MC-14. Les deux objectifs semblaient parfaits pour l'aventure et à aucun moment je n'ai regretté cette décision. À ce jour, ils font partie intégrante de mon sac de voyage. Leur qualité d'image et leur grande précision font de ces objectifs mes préférés, juste un peu dépassé par leur extrême sensibilité à la lumière. Grâce à la stabilisation sur 5 axes de cet appareil anti-éclaboussure et du téléobjectif 40-150mm, vous pouvez prendre des clichés incroyables tout en vous déplaçant à pleine vitesse sur un bateau battu par les vagues. C'était une véritable mise à l'épreuve pour le kit, qui a été relevée avec brio.

Défis photo

En ce qui concerne la photographie de rue brute, je trouve la région assez risquée, en particulier pour les photographes inexpérimentés. La situation actuelle est instable, l'ambiance générale qui y règne est caractérisée par la pauvreté et la dure vie menée par les habitants au quotidien. Dans certaines régions, je ne me sentais clairement pas en sécurité. En outre, l'attitude souvent négative de nombreux musulmans à l'égard de la photographie n'a pas du tout facilité les prises de vue. Si je n'avais pas été accompagné par des locaux de confiance, j'aurais dû faire une croix sur la plupart de mes photos.
À partir de la deuxième semaine, j'ai considérablement réduit mon kit et l'ai transporté dans un sac à bandoulière bon marché et discret. A chaque fois que je levais l'appareil, le risque était présent et attirait l'oeil des passants. Pas parce qu'ils n'avaient jamais vu d'appareil photo auparavant, mais plutôt parce que mon matériel était onéreux. À mes yeux, dans des conditions aussi extrêmes, l'obturateur silencieux d'un appareil photo compact et hybride comme le E-M10 Mark II est indispensable si vous souhaitez prendre quelques photos depuis votre sac sans vous attirer d'ennuis.
Même si j’ai dû avorter le projet de photographie que j’avais initialement prévu, la situation désastreuse des innombrables enfants réfugiés qui vivaient là illégalement a donné une orientation bien définie à ma prochaine série de photographies.

Auteur & Photographe: Shamsan Anders

Galerie images

Toutes les photos ont été réalisées avec l’équipement suivant :